8. LE POIDS NE DIT PAS TOUT

8. LE POIDS NE DIT PAS TOUT

Le poids est un élément objectif simple suivi régulièrement par les médecins pour vérifier la croissance des enfants, rechercher le retentissement d’une maladie chronique, et bien sûr dépister les sujets en surpoids ou obèse. Mais son interprétation seule est limitée chez les sujets obèses. En connaissant la hauteur, on peut calculer l’indice de masse corporelle (poids divisé par le carré de la taille en mètres), qui est un élément permettant de mieux identifier les risques pour la santé, notamment cardio-vasculaire. Cet indice peut néanmoins présenter des limites, notamment chez les personnes très musclées. Un autre élément très simple de suivi est la mesure du tour de taille, qui est un reflet de la quantité de graisse abdominale, qui est plus mauvaise pour la santé que la graisse située ailleurs dans le corps. L’obésité abdominale est définie par un tour de taille supérieure à 102 cm chez les hommes, et à 88 cm chez les femmes. Cette répartition particulière des graisses expose à un risque accru de maladies cardio-vasculaires, de diabète et provoque ce que l’on appelle le syndrome métabolique. Enfin, certaines balance permettent de mesurer le pourcentage de graisse totale ce qui est un élément intéressant, mais ne permet pas de connaître la répartition.

Pour en savoir plus :


7. LE SOMMEIL EST UNE SAINE HABITUDE DE VIE !

7. LE SOMMEIL EST UNE SAINE HABITUDE DE VIE !

Si on dit souvent « Qui dort dîne», les recherches actuelles tendent à montrer également que « qui ne dort pas grossit ». L’obésité est le résultat d’un bilan énergétique positif, c’est à dire un surplus de calories consommées face à une dépense énergétique moindre, notamment du fait de la sédentarité. Des études récentes révèlent néanmoins d’autres facteurs moins connus peuvent susciter une prise de poids. En particulier, lorsqu’on ne dort pas assez, une hormone de la satiété diminue; tandis qu’une autre hormone qui stimule l’appétit, augmente. Il s’agit probablement d’une adaptation de l’organisme dans le contexte du rythme de vie imposé par monde moderne. Il n’est par contre pas encore démontré que d’inciter les personnes qui ont un surplus de poids à dormir davantage pourraient les aider à perdre des kilos excédentaires. En effet, les personnes qui souffrent de déficit de sommeil sont souvent tellement stressées qu’elles ne trouvent pas le sommeil. Il semblerait qu’il faudrait plutôt en premier lieu leur recommander de diminuer leur stress de façon à mieux profiter de leur temps de sommeil.

Et rappelez vous, la pratique régulière d’une activité sportive diminue votre stress et induit une « bonne fatigue » qui vont faciliter l’endormissement ! Veillez néanmoins à ne pas pratiquer une activité trop intense tardivement car cela peut altérer votre sommeil, ou bien respectez un retour au calme et un moment de détente après votre séance.

Pour en savoir plus :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/11/13/19430-obesite-sommeil-liaisons-dangereuses

https://www.santelog.com/actualites/obesite-les-habitudes-de-sommeil-liees-la-prise-de-poids


6. LES BOISSONS ÉNERGISANTES

6. LES BOISSONS ÉNERGISANTES

Les boissons énergisantes type Red-Bull sont de plus en plus prisées des sportifs, même si aucune preuve scientifique ne permet de leur attribuer un effet positif sur les performances physiques ou psychiques. Elles sont très caloriques (140 calories par 250 ml en moyenne) et entraînent un risque de déshydratation, du fait de la présence de certaines molécules (dont la caféine) ce qui peut augmenter le risque de blessures sportives. L’acidité de ces boissons représente un autre facteur prédisposant aux blessures, ainsi qu’aux problèmes dentaires. La fuite de minéraux potentiellement augmentée expose aux troubles du rythme cardiaque. De même, la présence de caféine augmente ce risque de troubles du rythme à l’effort. La concentration en sucres est trop élevée et fait courir le risque de troubles digestifs. L’association addiction Suisse déconseille leur prise au cours de la pratique sportive, ainsi que pour les jeunes et les femmes enceintes. Il est préférable d’utiliser lors des efforts supérieurs à 1 heure des boissons d’hydratation isotoniques pour le sport qui ont un contenu plus équilibré en sucre et minéraux. Un autre problème est celui de leur consommation fréquemment associée avec des alcools forts pouvant donner une fausse sensation de sécurité, notamment pour la conduite automobile. Rappelez-vous, la seule boisson indispensable reste l’eau !


5. BOUGEZ POUR VOTRE CERVEAU !

5. BOUGEZ POUR VOTRE CERVEAU !

L’exercice physique est aussi bon pour le cerveau. Au même titre que l’alimentation et l’entrainement intellectuel, il apparaît associé à une diminution de l’évolution ou un retard dans l’apparition des premiers symptômes des troubles cognitifs. La cognition correspond aux opérations mentales qui nous permettent de percevoir et d’interagir avec le monde extérieur par le biais du langage, de la mémoire, l’attention… Avec l’avancée en âge, il est normal que ces capacités diminuent. Elle peuvent aussi s’altérer plus rapidement que la norme, et on parle alors de démence (par exemple type Alzeihmer). Chez les sujets agés, il est démontré que la participation à un programme d’activité physique améliore les fonctions cognitives par rapport à la population sédentaire. Plus jeune, cela retarde et diminue l’apparition des premiers symptômes de troubles cognitifs, et cela de manière prolongée avec le maintien de l’activité physique. De plus, il ne faut pas négliger l’aspect « socialisant » des programmes d’entrainement en groupe, dans lesquels l’effet bénéfique sur les capacités intellectuelles est souvent supérieur.


4. LA MUSCULATION N’EST PAS RÉSERVÉE QU’AUX ATHLÈTES !

4. LA MUSCULATION N’EST PAS RÉSERVÉE QU’AUX ATHLÈTES !

Les recommandations d’activité physiques ont évolué ces dernières années et donnent maintenant une place importante au renforcement musculaire, en plus des exercices en endurance, pour lutter contre le vieillissement, et les effets des maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiaques. Ces exercices permettent de maintenir un bon tonus, de diminuer le risque de chute, d’améliorer la densité osseuse, ainsi que les capacités d’effort, et de retarder ainsi l’indépendance. Ils se pratiquent habituellement avec des charges légères au niveau des principaux muscles sollicités dans la vie quotidienne (jambes, dos, bras) sous forme de séries de 10 à 15 mouvements. Ils sont conseillés à raison de 2 fois par semaine minimum. Il est important de prendre un avis médical et être supervisé, au moins initialement, par un professionnel de l’activité physique, voir un physiothérapeute en cas de pathologie nécessitant une rééducation avant la pratique sportive.

Pour les personnes pratiquant déjà un sport, la pratique d’exercice de renforcement musculaire est un des éléments améliorant la condition physique, permettant d’optimiser la performance en limitant le risque de blessures.


3. NE PAS CONFONDRE « BIO » ET « DIÉTÉTIQUE »

3. NE PAS CONFONDRE « BIO » ET « DIÉTÉTIQUE »

Le « bio » n’est pas forcément synonyme d’alimentation santé.

Le terme diététique désigne habituellement une alimentation « équilibrée », alors que le label « biologique » est décerné à certains aliments dont le mode de culture ou de préparation respecte certaines exigences comme l’absence d’utilisation de pesticides, d’additifs alimentaires ou de conservateur par exemple. Ces derniers aliments peuvent néanmoins être très gras ou très sucrés. A l’inverse, des aliments « diététiques » peuvent être chargés de substances pouvant exercer un effet néfaste sur la santé au long terme (engrais, métaux lourds…). Il existe également un autre label qui distingue les aliments issus de l’agriculture ou de l’élevage « raisonné » , c’est à dire que ces produits sont cultivés proche de l’endroit de vente, ce qui participe à diminuer le bilan « carbone » en diminuant le transport.


2. LES SELS SONT SOUVENT CACHÉS !

2. LES SELS SONT SOUVENT CACHÉS !

Une consommation excessive de sel favorise l’augmentation de la pression artérielle, qui est un des principaux facteurs de risque de maladie cardiaque, rénale, et d’attaque cérébrale. Cela favorise également la prise de poids, la sensation de jambes lourdes…

La recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de consommer moins de 5 g de sel par jour, soit environ une cuillère à café rase ; la consommation moyenne en suisse est de l’ordre de 9g soit environ 2 cuillère à café rases…

Ce n’est pas étonnant, car le sel est largement utilisé par l’industrie alimentaire pour assaisonner ou préserver la nourriture transformée. Où ce sel est-il caché ? Il se trouve dans les aliments fumés (poissons en conserves), les légumes au vinaigre, les eau gazeuses riches en sel, les chips, les potages en sachet, les plats industriels (pain, surgelés), la charcuterie (jambon), le fromage à pâte dure. Il est donc préférable de limiter leur consommation.

Heureusement notre fameux gruyère est bien moins salé que les fromages américains (330 mg de sodium pour 100g contre 1600 pour les spécialités américaines !). Le sel se cache aussi dans les conserves de légumes, qu’il est aussi conseillé d’égoutter et rincer avant de les préparer. Le meilleur moyen d’éviter ce sel « caché » reste de cuisiner soi-même des produit frais ! On peut également avantageusement assaisonner les plats avec des épices et aromates, ce qui permet en plus de briser la monotonie.


1. PRENEZ SOINS DE VOS DENTS

1. PRENEZ SOINS DE VOS DENTS

L’état bucco dentaire est très important pour la santé en général, et le coeur en particulier. Evidemment, avoir de bonnes dents permet de mieux mastiquer et de faciliter la digestion, ce qui est important lorsqu’on sait que les aliments de type purée ou jus (parfois nécessaires en cas d’édentation) entrainent une plus grande sécrétion d’insuline, et peuvent favoriser l’apparition d’un diabète, l’augmentation des triglycérides, et les dépôts de cholestérol sur les parois artérielles. Par ailleurs, on sait depuis longtemps que certaines bactéries présentes dans le tube digestif (la bouche, le colon) peuvent se fixer sur les valves cardiaques par diffusion sanguine, puis détruire les valves cardiaques, par exemple lors d’une intervention dentaire. Cela justifie parfois la prescription d’antibiotique avant et/ou après un geste de votre dentiste. Enfin, il a été montré plus récemment qu’un mauvais état bucco-dentaire pouvait entrainer une inflammation aigüe ou chronique, généralisée ou focale, qui peut déstabiliser les plaques d’athérome (constituées notamment de cholestérol) dans les artères coronaires et celles du cerveau. Des liens ont également été démontré avec certaines maladies articulaires inflammatoires, comme la Polyarthrite.